Les plus importantes caractéristiques sont son squelette grossier, ses membres épais, sa tête lourde. Son oeil petit, peu saillant, paraît éteint au repos mais se transfigure dans l'action, exprimant l'énergie la plus farouche et la distinction la plus noble. Le garrot est peu saïllant, la ligne du dos est correcte, le rein court. La croupe inclinée supporte une queue attachée bas, dont les crins, abondants comme sur tout le corps, frôlent la terre. Le pied est large et sa corne dure rend la ferrure superflue. Le cheval Camarguais est de petite taille. Pour répondre aux caractéristiques de la race, il ne doit pas dépasser 1,45m. Les sujets plus grands ne sont certainement pas purs.
Les terrains où vivent les manades de chevaux Camarguais ne sont pas des herbages, mais des marais, des terres impropres aux cultures: Sur ces terrains imprégnés de sel poussent le roseau, le chiendent, le triangle, la saladelle et la salicorne. Le troupeau doit donc beaucoup se déplacer pour apaiser sa faim, car l'herbe grasse y est peu abondante.
Du fait de ce mode de vie sévère, le "Camargue" a acquis une résistance extraordinaire aux abstinences et aux intempéries, car il ne connaît pas l'écurie.
Par grand froid, il n'est pas rare de les voir casser la glace des roubines ou des marais pour s'abreuver.
Enfin, en été, quel est le cheval pur sang ou demi sang qui résisterait à la tourmente du soleil torride, de la chaleur et au harcèlement des mouches, des taons, des moustiques ?